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dimanche 11 août 2013

Le Taillon, enfin!!

Bel exploit cet été : amener mon frère 3 jours consécutifs en montagne!! Gavarnie a été le lieu de cet exploit! En 2009, j'avais déjà tenté avec une amie de profiter de ce site classé mais le temps n'avait pas été de la partie et on ne peut pas dire que nous étions équipés pour ces conditions : brouillard, froid, tempête de neige, glacier qui gèle... Nos projets avaient donc été revus à la baisse.
Cette année, le temps a été plus clément et même si le programme a été revu à la baisse en terme de difficulté, nous avons tout de même bien profité du coin.

Nous sommes parti de Gelos vers 7h15 et avons rejoins le col des Tentes pour un départ à 9h36 en direction du Taillon. Le parking à Gavarnie est payant (sauf sur certaines zones pour ceux qui louent ou sont descendus dans un des gites alentours) mais il est gratuit au Col des Tentes. Autant dire qu'il n'y avait pas que nous!

Nous démarrons cette journée sur l'ancienne route fermée entre le Col des Tentes et le Port du Boucharo. La route a été en grande partie cassée et est parsemée d'éboulements de rochers. J'avoue que je ne sais s'il faut se réjouir de cette destruction qui permet d'éviter la marche monotone et désagréable sur le bitume ou s'en plaindre : détruire quelque chose qui a été construit et qui pourrait peut-être avoir un intérêt. Dans tous les cas, les éboulements rocheux ne devaient pas permettre de la garder en état de toute manière. Peu importe! La marche sur cette portion ne se fait plus sur le bitume et moi, j'aime pas le bitume!!
Arrivé au Port, nous bifurquons sur la gauche vers le Sud-Est en direction de la brèche de Roland sur le large sentier balisé du Parc National. Ce site particulier attire énormément de monde. Le chemin reste donc assez fréquenté pour les Pyrénées.




Après 45mn - 1h sur ce chemin presque horizontal, on arrive sous le glacier du Taillon. Il s'agit alors de franchir les ruisseaux. Toujours se méfier des roches glissantes. En début de saison, il arrive qu'il y ait encore de la neige sur ces passages. Attention aux ponts de neige! Pas de grande difficulté en cette mi-aout 2013. On s'élève ensuite en lacets vers le col des Sarradets et nous rejoignons ensuite le refuge du même nom. 



Mon frère se trouve en hypoglycémie. Pause obligée pour qu'il récupère un peu et qu'il remonte ses compteurs. L'effort sportif n'est pas évident pour un diabétique. En randonnée, on constate souvent des hypo en montée et des hyper en descente... Nous n'avons pas encore trouvé comment lui permettre d'avoir ce qu'il a besoin au bon moment.Nous avons donc fait notre première pause sur un rocher au pied du névé un peu au dessus du refuge des Sarradets.

Nous avons fait l'ascension de cette première portion par la langue de moraine à gauche du névé jusqu'à la brèche de Roland ou la foule était posée ça et la sur les rochers. Nous sommes donc passé vite et avons pris le chemin bordant le rempart sur la gauche en direction du Taillon.
Une marmotte s'est réfugiée dans un trou du rempart en nous voyant. Pauvre bête... acculée au fond de son trou avec nos deux visages qui la dévisageaient... 




Après le rempart, on arrive sur le fameux doigt, dans la grotte au pied duquel deux jeunes allemands se sont fait foudroyer .
 
 Un peu de monde au sommet en cette magnifique journée mais rien d'énorme.

Partis un peu en décalés, nous étions relativement tranquille pour pique niquer en admirant le panorama.
 Au retour, nous relongeons le rempart en sens inverse. La marmotte croisée à l'aller s'était sauvée de son trou. Arrivés à la brèche de Roland, le ciel est magnifiquement bleu. Mon frère me fait une hyperglycémie comme souvent les après-midis de randonnée. La encore, ça reste un mystère pour moi.






La redescente vers le refuge des Sarradets se fait via le glacier ou beaucoup ont tracé un sillon en descendant en glissade sur les fesses. En short et débardeur et pas très à l'aise dans ce genre d'exercice, je continue à pieds.


Encore un peu de marche et nous voila de retour à la voiture.


Le soir, nous descendons dormir au Gypaete à Gavarnie, un gite d'étape très sympa que nous ne pouvons que recommander.

Quelques chiffres :
Accès : Col des Tentes
Itinéraire = du Col des Tentes en passant par le Port du Boucharot, le refuge des Sarradets, la Brèche de Roland, le doigt jusqu'au Taillon et retour par le même chemin.
Point Culminant : 3144 m
Point le plus bas : 2208 m
Dénivelé + : ~1000m
Dénivelé - : ~ 1000m
Temps de marche : 6h en théorie (8h22 au total avec les pauses pour nous)
Carte : IGN top 25: 1748 OT Gavarnie  
Conseil : appeler les CRS de Gavarnie avant de s'engager sur cette randonnée pour vérifier l'état du glacier et l'intérêt de prendre des crampons. La période estivale ne garantit pas qu'il ne faut pas de crampons!!

samedi 13 juillet 2013

Rocher d'Aran, une bonne mise en jambe

13 juillet 2013

En ce début de saison et suite à quelques blessures, j'ai décidé de tester ma forme sur une petite randonnée à la journée. L'idée était de trouver un chemin progressif avec un dénivelé correct mais pas trop important engagé pour éviter de rentrer en boitant au cas ou cela ne se passerait pas bien.

J'ai choisi le Rocher d'Aran qui répondait à tout ces critères.

Départ de faignants avec un rendez-vous à Gan à 8h pour un départ aux alentours de 9h. Le temps n'était pas au grand beau mais j'avais confiance dans l'éclaircie annoncée!

le timing de départ fut respecté et nous sommes partis peu après 9h sur une large piste. Assez vite, nous découvrons que cette randonnée n'est pas fléchée mais il n'y a pas de difficulté particulière avec une carte et une boussole. Nous suivons donc la poste jusqu'à la cabane nommée "Les Bordes" : la piste contourne la cabane par la droite.
Les lacets nous élèvent progressivement et peuvent être coupés pour ceux qui préfèrent les raccourcis. Nous avions toutes la journée devant nous et des genoux toujours en rééducation.. On a choisi de suivre cette autoroute à marcheur sur laquelle nous étions bien solitaire en ce weekend de fête nationale. Très étonnant vu la fréquentation habituelle du plateau du Bénou tout proche.
Il faut reconnaitre que la tendance orageuse des cieux avait de quoi en décourager quelques uns. Les orages restaient cependant à bonne distance et que si ce n'est quelques essorages des nuages au dessus de nos têtes, nous avons apprécié la fraicheur relative de cette matinée.

En laissant le chemin qui mène à la cabane "Les Bordes" sur la gauche, on continue dans les lacets jusqu'à un enclot de brebis de couleur verte. Normalement, on ne voit que ça mais voila, nous avions une conversation prenante et pris par la monotonie de cette piste, notre attention n'a pas été attirée par cette trace  humaine. Bien entendu, nous avons également zappé le gros cairn à droite du chemin qui indique la montée jusqu'au col d'Aran.

De manière générale, le chemin est peu balisé et l'égarement est possible... A papoter en passant devant le cairn indiquant la sortie de la piste, on en arrive à la cabane de Crambots et il ne reste plus qu'à faire demi tour pour contourner l'éperon rocheux qui nous cache le rocher d'Aran et retrouver le départ du vallon qui devait nous diriger vers le col d'Aran.

Forcément en redescendant de la seconde cabane, nous n'avons pas manqué les signes de la bifurcation et nous sommes enfin engouffré dans le vallon qui mène au col d'Aran.

La progression sur une pente herbeuse reste progressive et, en cette période estivale, ne représente aucune difficulté.

Une fois au col, le rocher d'Aran s'atteint en se dirigeant sur la droite et en suivant la ligne de crête. L'objectif reste en ligne de mire jusqu'à ce qu'on ait atteint son sommet.

La fin se fait sur un chemin caillouteux ou il convient comme toujours de rester vigilant.

Nous avons posé la nos sacs et le soleil nous a enfin fait la grâce de sa présence. Pique nique bien sympathique donc chauffés par les rayons du soleil qui venait d'apparaitre et avec une jolie vue sur la plaine de Pau et d'Oloron ainsi que sur les vallées d'Ossau et d'Aspe.





La descente se fait en sens inverse. Encore quelques doutes dans les bois ou il n'y a toujours pas de cairn ou marquage mais la encore, ma bonne vieille boussole s'est avérée utile!


Autant dire que la journée s'est terminée tôt vu que nous étions de retour à Gan vers 15h.





Cette ballade constitue une bonne mise en jambe en début de saison tout en offrant un panorama bien sympathique. Au final, nous n'avons rencontré que deux personnes et malgré la proximité avec Pau avons pu profité du calme et de la solitude qu'on peut apprécier en montagne!!


Quelques chiffres :
Accès : Vallée d'Ossau, passer Arudy et monter en direction du plateau du Bénou et du col de Marie Blanque (D294). Après le village de Bilhères en Ossau, prendre la route sur la gauche après la petite chapelle de Houndas. Continuer sur cette route jusqu'au parking.
Itinéraire = AR jusqu'au Rocher d'Aran
Point Culminant : 1796 m
Point le plus bas : 840 m
Dénivelé + : ~900 m (sans le petit détour)
Dénivelé - : ~900 m
Temps de marche : 4h30(max)
Carte : IGN 1546 ET

NB : Un autre départ est possible depuis la carrière située entre le plateau du Bénou et le col de Marie Blanque.

lundi 8 octobre 2012

A y est!! J'ai grimpé Jean-Pierre!!

 Le 6 octobre 2012, j'ai enfin gravi le Grand Pic du Midi d'Ossau par sa voie normale. Il est connu sous le petit nom de Jean-Pierre. Les Béarnais l'ont baptisé ainsi pour personnaliser cette figure emblématique du Béarn. Ses pointes élevées vers le ciel si caractéristiques sont un point de repère important pour nous. Il a bercé toute mon enfance de sa paisible et rassurante présence. Tous les matins, je lui disais bonjour en ouvrant les volets et il m'a beaucoup manqué lorsque le temps fut venu de quitter ma région natale.

Le petit nom donné au Pic est issu d'une légende locale dont voici l'histoire issue d'un article de Sud-Ouest :
"Un mythe fait de Jean et Pierre, les noms de deux frères jumeaux, bergers des montagnes d’Ossau, chargés d’empêcher l’intrusion des barbares.
Alors qu’un fracas formidable a dispersé leur troupeau, un bouc vient à mordre Jean, « le petit d’humeur joyeuse », aussitôt secouru par Pierre, « le colosse taciturne ». Mais une brouche (sorcière) s’en mêle, précipitant les deux frères dans son antre souterraine, alors qu’en surface les barbares anéantissent bêtes et gens.
Mais bientôt Jean et Pierre jaillissent du volcan – le pic du Midi d’Ossau est réellement le vestige d’un ancien volcan ! – embrochant de leurs « épées de feu » jusqu’au dernier des envahisseurs. Et les brouches de pétrifier les jumeaux pour immortaliser leur exploit, figeant côte à côte Grand Pic et Petit Pic d’Ossau pour l’éternité…"

Assez de contes! Venons en à la course!

Cela faisait quelques temps que nous en parlions avec Thomas qui l'a déjà gravi plusieurs fois et ce weekend de début octobre s'est offert à nous comme une belle occasion de toucher le Grand Pic. J'étais à Pau, il faisait beau... rien ne s'opposait à ce périple. Thomas a décidé d'amener avec nous ses 2 ainés, de 9 et 11 ans, qui ont impressionné par leur jeune age tout du long de la journée les nombreux randonneurs rencontrés.

Après un réveil matinal, nous nous sommes retrouvés à Gan à 6h pour prendre la direction du Col du Portalet avec un stop prévu à la cabane d'Arraillé.
Vers 7h30, nous quittions la voiture laissée sur le parking d'Anéou en suivant la piste en direction de Pombie dans la pénombre de cette fin de nuit. Nous avions omis de penser aux frontales qui une demi-heure plus tôt auraient été nécessaire. La nuit était claire et la piste blanche se suivait tout de même facilement.
Nous voici donc parti Thomas, Timothée, Colombe et moi.
Peu à peu, nous avons vu le jour se lever au fur et à mesure que nous nous réchauffions. Arrivés en vue de l'Ossau, au col du Soum de Pombie, le soleil l'éclairait de sa lumière rose matinale.


Assez vite, nous voici au refuge de Pombie fermé pour travaux sur le système de communication à ce moment la. On enchaine sur le pierrier de la Grande Raillère et on longe ensuite le Pic à flanc  direction de le Col de Suzon. Quelques chevaux en contrebas. Avec les vautours, ce sera malheureusement les seuls animaux rencontrés. Normalement, les isards sont fréquents de l'autre coté du col de Suzon, dans le vallon de Magnabaigt, au lever du jour mais les maladies ayant un peu décimé la population, nous n'en avons pas aperçu.
Première vraie pause avant de rejoindre le pied de la première cheminée avant de poursuivre en direction du pic.
Nous buttons alors sur la première cheminée.


Il y a déjà du monde. Je n'ose imaginer ce que ça doit être en plein été. A peine avions nous commencé à nous élever que nous apercevions des colonnes approcher. Plusieurs groupes sont partis après nous. Il est donc conseillé de partir très tôt pour être un peu tranquille.
La première cheminée d'une quinzaine de mètres ne présente pas de grosse difficulté. On en est ressorti par une dalle sur la gauche pourvue de peu de prises et assez patinée. Nous avions fait le choix de prendre une corde et c'est tout de même une sécurité intéressante même avec des personnes à l'aise en escalade.

Après la première cheminée, le chemin traverse vers la droite sur un terrain mi-herbeux, mi-caillouteux, franchit un petit ravin et conduit à la deuxième cheminée. Il faut être vigilant entre les cheminées. Le chemin n'est pas balisé et il est facile de partir sur les itinéraires bis encore plus soumis aux chutes de pierres que la voie normale.
La seconde cheminée est la plus longue des trois avec une trentaine de mètres. Nous avons pris un peu à coté à l'aller... comme je le disais, il est facile de ne pas prendre le chemin normal. Elle compte de bonnes prises et des barres de fer. C'est un indicateur intéressant pour savoir si on est dans la bonne.
Avant de rejoindre la troisième cheminée, on suit un chemin en lacets et on franchit une petite cheminée avant de rejoindre son pied. Elle est en forme de canaule et moyennement inclinée. Elle se franchit assez aisément.
Au sommet, il y a une flèche de fer appelée le Portillon. C'est un repère important pour le retour.
Nous avons fait la la deuxième pause avant de continuer dans le pierrier en faisant le tour par le Sud. Avant de rejoindre la pointe de France, nous avons longé la ligne de crête jusqu'à une cuvette à traverser pour la rejoindre. Tim et moi y avons laissé Colombe et Thomas pour nous diriger via l'arête faitière bordée d'à-pics. Nous avons franchis la petite brèche pour finir notre course sur la Pointe d'Espagne.




La vue à 360° est grandiose. J'y ai reconnu la ballade d'Arious de l'an dernier à l'Ouest, les lacs de Bious Artigues et d'Ayous à l'Est, le cirque d'Anéou.. et au loin, le Balaïtous, le Palas... Tout simplement superbe!









Après une pause déjeuner largement méritée sur la Pointe de France, il était temps de descendre.
La désescalade est longue avec des enfants et notre longue pause au sommet a permis aux nombreuses cordées parties après nous de nous rattraper. Nous les avons donc laissé passé devant afin de pouvoir prendre le temps de descendre à notre rythme. Nous avons décidé de descendre encordés à 3 en désescaladant en synchonisé : Tim en premier, moi en second et Colombe en moulinette. Thomas nous a rejoins au pied de chaque cheminée en rappel. C'est l'avantage d'être dans les derniers : on peut faire un rappel sans géner tout le monde.

La descente a été un peu fastidieuse tout de même. J'avoue ne pas être très à l'aise coupée dans mes élans mais l'expérience était intéressante.


 Une fois descendues les 3 cheminées, nous étions un peu en retard sur l'horaire et nous avons donc du courir un peu jusqu'à la voiture rejoint vers 18h30... 11h après l'avoir quittée.
Entre temps, nous avons à nouveau contourné l'Ossau par l'Ouest et admiré une dernière fois le lac de Pombie au pied du Pic. Derniers regards pour l'Ossau et nous cavalions en direction de la voiture, fatigués et contents d'avoir enfin défloré ce beau sommet!!


Belle journée!! Le temps a été clément et la fréquentation correcte! Les enfants ont été impressionants!

Cette course sera un beau souvenir!! A refaire!!!

Les casques et une corde de 50m minimum sont à prévoir pour une meilleure sécurité. Compte tenu de la fréquentation, les pierres peuvent être légions en saison et un accident est vite arrivé!
Il est également facile de s'égarer!

Quelques chiffres :
Itinéraire :
Point Culminant : 2884 m
Point le plus bas : 1730 m
Dénivelé + : 1395 m
Dénivelé - : 1395 m
Temps de marche : 9h
Temps total : 11h
Niveau de difficulté : PD
Niveau escalade : 3b
Carte : IGN 1547 OT
Equipement utilisé : corde, casque, baudrier, sangle, mousquetons...

vendredi 17 août 2012

Randonnée au Lac d'Isabe

Le 17 aout 2012, la météo annonçait des températures records dans le sud-ouest. Pour échapper à la fournaise de la vallée, nous avons décidé de partir en montagne. La randonnée qui remonte les gorges du Bitet jusqu'au Lac d'Isabe s'est montrée parfaite pour ces conditions.

Nous avons laissé la voiture sur le bord de la route forestière du Bitet vers 8h et l'avons remonté en longeant le ruisseau. Arrivés au pont du Bitet, nous nous sommes rendus compte qu'il est possible de raccourcir le dénivelé total en montant en voiture jusqu'au pont. Cependant, il arrive que l'accès soit interdit et la piste n'est pas vraiment en bon état.

Après avoir passé le petit pont, la piste monte en lacets à droite du court d'eau et aboutit sur un replat. Laisser le chemin qui monte à la cabane de Cujalate et suivre sur la gauche le chemin vers le Lac d'Isabe  (panneaux à l'embranchement). On arrive alors dans la fraicheur de la forêt après avoir retraversé le cours d'eau au niveau des conduites d'eau et la pente se raidit fortement.
La forêt s'ouvre ensuite sur une clairière plantée de framboisiers sauvages et d'autres arbustes que je nommerai pas vu mon ignorance en botanique. Cette clairière fait l'effet d'un véritable jardin propice à une pause juste avant la montée finale. Une petite hypoglycémie de mon frérot nous a gardé la un moment à bouloter figues sèches et autres produits sucrés. Heureusement, qu'il avait pensé à prendre ses encas...  je me voyais mal redescendre le gaillard...

En quittant le jardin de framboisiers, le chemin se raidit. Il n'y a plus d'ombre à partir de ce moment. Il monte tout droit au départ, puis tourne légèrement sur la droite dans les rochers avant les quelques lacets finaux. Le lac apparait juste après un petit laquet et offre sa belle teinte bleutée qui se marie si bien avec les plantes légèrement violettes de ses bords.

Nous avons traversé le déversoir du lac sur la droite pour arriver à une petite plage à l’abri des regards ou nous avons pu buller prés de deux heures au bord du lac en observant triton, petites poissons et la vue. Une légère brise régulière ride la surface du lac et crée un climat fort appréciable. Ne pas oublier sa crème solaire...

Aux abords, on peut admirer le pic de Sesques, le pic de La ténèbre et les chaines alentours.

Nous avons entamé la douloureuse descente vers 13h30. Les bâtons étaient bienvenus. La montée raide n'est pas forcément un problème mais la descente à pic peut faire souffrir quelque peu les genoux.

Le bon coté, c'est que c'est assez rapide et la souffrance se termine à l'orée de la forêt.

Après cette belle journée, passage obligé au col du Portalet histoire de faire le plein dans les ventas espagnoles!! ;-)

En bref, pente assez raide, longueur du chemin assez courte, cadre superbe et environnement idéal pour les grosses chaleurs!!!

Quelques chiffres :
Accès : Départ du croisement entre la route des Eaux chaudes à Gabas et la route forestière de la route du Bitet juste après la centrale de Miegebat
Itinéraire = AR jusqu'au Lac d'Isabe
Point Culminant : 1925 m
Point le plus bas : 800 m
Dénivelé + : 1125 m
Dénivelé - : 1125 m
Temps de marche : 5h00(max)
Carte : IGN 1547 OT

mercredi 27 juillet 2011

Du refuge Wallon au Pont d'Espagne en passant par le refuge des Oulettes de Gaube

Le 16 juillet, j'ai quitté le refuge Wallon à 7h30 en direction du Col d'Arratille. Le temps était couvert et la pluie menaçait. J'ai malgré tout décidé de tenter. La pluie n'était annoncée que l'après-midi.
J'ai suivi le chemin qui descendait vers le Pont d'Espagne, puis assez rapidement, j'ai traversé le gave du marcadau sur un petit pont pour suivre le gave d'Arratille direction sud. Au bout d'une heure, on arrive au premier lac d'arratille, le second se trouvant juste avant le col du même nom. Des pêcheurs y avaient élu domicile pour la nuit. A cette heure, le coin est plutôt calme et seules quelques brebis animent mon chemin. Le temps resta couvert col. La montée vers le second lac passe par un pierrier cairné et marqué qui débouche sur un névé à traverser à l'angle du second lac. Le col, situé à l'opposé, ouvre sur une large vallée coté espagnol. Il faut compter un peu plus de deux heures pour rejoindre la frontière.
Entre le col d'Arratille et le col du Mulet, le chemin se dessine sur un petit pierrier à flanc sans grande difficulté qui remonté au col du Mulet pour repasser en France. Le soleil s'est enfin décidé à pointer le bout de son nez pour le plus me laisser tomber jusqu'au bout de mon petit périple. La descente vers le refuge des Oulettes de Gaube est assez raide et abrite quelques névés contournables dans le pierrier.
Quelques marmottes se promènent dans les parages et le Vignemale, sa vallée et son glacier apparaissent petit à petit au fur et à mesure de la descente. Arrivé en bas, une pleine humide mène au refuge des Oulettes de Gaube tourné vers le massif du Vignemale qui est séparé par le plateau. Magnifique!!!
J'aurai du y dormir mais compte tenu de l'heure d'arrivée au refuge (11h20) et du temps qui devait tourner à la pluie dans l'après-midi et le lendemain, j'ai profité de la vue quelques instants et j'ai continué mon chemin vers le lac de Gaube.
Si j'avais croisé quelques petits groupes épars venant du refuge des Oulettes de Gaube après le passage du Col d'Arratille, cette seconde partie de journée s'est déroulé sur une autoroute... Le cadre était cependant joli et le lac de Gaube aux couleurs d'émeraude visible assez tôt dans la descente.
La descente s'effectue principalement au soleil en longeant un ruisseau. Quelques cascades et quelques beaux points de vue avant de déboucher sur le lac. Les abords sont peuplés par une masse de personne venus y pique niquer car assez proche du parking du Pont d'Espagne. Je l'ai contourné pour déjeuner posée sur un rocher au Nord du lac, les pieds en éventails et y faire une petite sieste!
Il faut encore compter 45mn pour rejoindre le parking du Pont d'Espagne ou j'avais laissé ma voiture.
Il était encore tôt. J'ai profité du soleil sur la terrasse de l'hotellerie du Pont d'Espagne avec une boisson fraiche en admirant la cascade.
3 belles journées donc!!!

Quelques chiffres :
Itinéraire : Refuge Wallon - Col d'Arratille - Col des mulets - Refuge des Oulettes de Gaube - Lac de Gaube - Pont d'Espagne
Point Culminant : 2591 m
Point le plus bas : 1496 m
Dénivelé + : 910 m
Dénivelé - : 1245 m
Temps de marche : 6h00

Du Refuge Wallon au Col d'Aragon sans aller au Pic de Cambalès

Le 15 juillet, je continuai mon périple commencé la veille dans les Pyrénées. Réveillée à 6h30 par les pas lourds sur le plancher du refuge, j'ai fait la grasse matinée jusqu'à la sonnerie de ma montre vers 6h50. Après un petit déjeuner et un délestage de mon sac au refuge qui allait m'héberger pour une seconde nuit, je partais sur les pas de la veille jusqu'au Pé-det-Malh ou j'ai bifurqué sur l'itinéraire des Lacs de Cambalès. Mon circuit de la journée n'était pas tracé sur la carte. J'envisageai qu'il serait malgré tout visible sur le sol mais ce n'était pas le cas. Au niveau du premier passage de rivière (altitude ~2250m), j'ai hésité un moment à partir plein ouest par rapport au ruisseau mais j'ai quand même été voir s'il n'y avait pas de marques plus loin. Arrivée aux premiers lacs de Cambalès, j'ai compris que ma première intuition était bonne et qu'il allait encore une fois falloir rebrousser chemin. Encore une centaine de mètres de dénivelés pour rien... C'est aussi pour ça qu'il vaut mieux partir tôt... ça laisse  le temps d'hésiter et de chercher son chemin. En redescendant, j'ai croisé un papi qui démontait sa tente et qui m'a confirmé que je ne trouverai pas de chemin simple et tout tracé. Il fallait y aller avec la boussole et la carte et imaginer soi-même son itinéraire. Il m'a prédit beaucoup de pierriers... et il ne s'est pas trompé.
Je suis donc retourné à l'endroit de ma première hésitation et j'ai pris plein ouest. Arrivée à une "cascade", j'ai décidé de la remonter pour arriver avec plaisir sur le premier lac d'Opale que j'ai contourné par la droite. J'ai suivi le cours d'eau qui le nourrissait pour trouver le second et plus grand lac d'Opale. Ces lacs sont magnifiques! Je n'y ai croisé personne et d'ailleurs, les 3/4 de ma journée auront été assez solitaire. Leur couleur est d'un bleu magnifique qu'on ne retrouve pas sur les Lacs, pourtant proches, de Cambalès. En les contournant, ils ressemblent à des piscines à débordement sur l'horizon avec les chaines au loin en fond. Je ne suis pas sure de bien l'expliquer mais j'ai apprécié les vues que j'ai eu autour de ces deux lacs.
Je suis ensuite remontée au milieu des pierres sur la crête de Cambalès. On se retrouve alors entre deux lacs : ceux d'Opale, déserts, que je venais de quitter et ceux de Cambalès, très courus. J'ai évoluer sur la crête entre les lacs de Cambalès en contre bas à main droite et le glacier d'Aragon qui se dévoilait petit à petit sur la gauche. Puis, j'ai quitté le pierrier de crête pour descendre au milieu des blocs en direction du col d'Aragon. J'ai trébuché deux fois sur des pierres branlantes sans grand mal mais avec de jolis bleus en souvenir. Des moments ou l'on prend conscience que la solitude en montagne a ses difficultés et demande une vigilance encore accrue. L'évolution prudente au milieu des blocs est plutôt lente. Un izard m'a fait l'honneur de traverser à 100m devant moi et de faire une pause pour me regarder un instant avant de repartir avec légèreté vers le glacier. Leur population a beaucoup chuté cette année suite à une maladie. J'ai eu beaucoup de chance d'assister à cette fugace apparition. Quelques cairns me rassuraient de temps en temps. Ceci dit, le pierrier est propice à des tonnes de chemins différents possibles et repasser deux fois par le même itinéraire y est peu probable. La montée finale vers le Col d'Aragon s'est faite sur une terre glissante avec quelques pierres pour s'assurer et une pente assez raide. Il vaut mieux prendre par la gauche...
Vers 12h20, j'arrivais au col d'Aragon (2800m) plus de 4h après mon départ. Mon projet initial était d'aller jusqu'au pic de Cambalès mais, bêtement, ou avec prudence, j'ai reculé devant les derniers mètres pour garder des forces pour la descente dans le pierrier. J'ai déjeuné cachée derrière une pierre pour me protéger du vent frais qui soufflait au col, puis j'ai entamé ma descente par la droite. J'ai descendu le pierrier entre crête et glacier jusqu'à une petite barre rocheuse que j'ai contourné par la gauche pour remonter sur la crête de Cambalès. J'ai suivi cette dernière jusqu'à me retrouver à l'aplomb du grand lac d'Opale et du lac de Cambales en forme de haricot ou avec une petite presqu’ile selon ce qu'on veut y voir. Un sentier assez raide descendait la crête jusqu'à ce dernier.
Un certain nombre de randonneurs y prenaient le soleil avec les têtards et les grenouilles. J'ai ensuite repris le chemin classique pour redescendre en longeant les lacs. J'ai croisé beaucoup de monde sur cette portion dont des groupes assez importants qui montaient malgré l'heure tardive.
J'ai rejoint tranquillement le refuge Wallon vers 16h30. La terrasse était squattée par des vaches qui se sont poussées au fur et à mesure de l'arrivée des randonneurs. Après un décrassage rapide, j'ai pu profiter du soleil sur la terrasse et papoter avec les nouveaux arrivants.
Le diner du soir, sur le même genre de format de la veille, a été servi à 19h dans une ambiance sympathique avec deux groupes de potes en weekend montagne sans leurs femmes qui venaient du refuge des Oulettes de Gaube ou j'avais prévu d'aller le lendemain.
J'ai rejoins mon dortoir vers 20h... Encore! Le temps devait tourner à la pluie dans l'après midi du lendemain. Il fallait prévoir un départ très matinal!

Quelques chiffres :
Point culminant : 2808 m
Point le plus bas : 1865 m
Dénivelé + : 1060 m
Dénivele - : 1070 m
Temps de marche : ~ 7h45

Du Pont d'Espagne au refuge Wallon en passant par les lacs

Le 14 juillet 2011, au lieu de regarder le défilé à la télé, je suis partie pour 4 jours en montagnes écourtés au final à 3 belles journées.
La première journée a commencé de bonne heure. Il fallait parcourir l'heure et demi de route qui sépare Pau de Cauterets tout en s'assurant de ne pas commencer la ballade de manière trop tardive. Un ami d'ami avait proposé de m'accompagner pour la journée. Il fallait donc arriver suffisamment tôt pour qu'il puisse redescendre au parking dans de bonnes conditions.
Vers 9h30, nous nous élancions tranquillement vers le lac de l'Embarrat. C'était sans compter une petite étourderie qui nous aura valu un bon échauffement et 120m de dénivelé de plus dans les deux sens en faisant un aller-retour jusqu'au sommet du télésiège de Gaube. En papotant et parce que le panneau n'était pas forcément très visible, nous avons continué tout droit et oublié de tourner à droite au bas du télésiège pour nous diriger vers le Refuge du Clot. Nous avons ensuite remonté le gave du Marcadau par l'ancien chemin (à droite) jusqu'au Pont de Cayan. Cet ancien itinéraire parallèle au nouveau s'est avéré beaucoup moins fréquenté. A partir du Pont de Cayan, le chemin s'élève rapidement jusqu'au premier lac de l'Embarrat en passant par un point de vue propice à une petite halte dans la montée.



Attention à bien continuer à monter sur la droite lorsqu'un petit chemin vers la forêt se présente sur la gauche. Il semblerait qu'il soit faussement cairné et dangereux. Ceci dit, je n'ai pas vérifié.
Les lacs de l'Embarrat sont des repères de pêcheurs. Ils sont proches l'un de l'autre.

Malgré l'heure avancée dans la matinée, nous avons décidé de nous attaquer à la pente qui nous séparait encore du lac du Pourtet, point culminant de la journée avant de déjeuner. Malgré le rythme soutenu et un peu à cause de notre égarement du départ, nous n'avons posé nos sacs qu'à 13h40 dans un coin déserté du lac du Pourtet, déjà moins fréquenté que les deux précédents.

Le temps de la journée était relativement couvert mais nous avons pris le temps d'une large pause déjeuner avec petite sieste abritée sous nos polaires et nos vestes. Le soleil venait nous réchauffer quelques minutes lors de ses brefs passages, puis le petit vent froid.
Dans la descente vers le lac Nere, une marmotte nous a fait la faveur d'une apparition. Elles ne sont pas très sauvages dans ce coin mais on ne peut pas dire non plus qu'elles soient très nombreuses. Au redémarrage, le ciel était bien couvert et au fur et à mesure que nous descendions sur le lac Nere, le ciel s'est dégagé pour la fin de l'après midi. Nous avons pris le temps dans la descente pour profiter des points de vue sur la vallée du Marcadau.

Nouvelle petite sortie du chemin pour se trouver à l'aplomb du refuge Wallon dans les sapins, puis descente tranquille par le chemin pour poser nos sacs sur la terrasse vers 17h. Après présentation de mon projet à mon sympathique camarade de la journée, il a repris la route pour rejoindre le parking du Pont d'Espagne.

L'accueil du refuge fut fort sympathique. J'ai posé mon sac dans un dortoir de 8 places et procédé à une toilette sommaire avant de descendre attendre le diner servi à 19h. Il est des moments ou le temps semble interminable et ce fut le cas ce jour la entre 18 et 19h! Le diner était composé d'une soupe maison qui nous a réchauffé, d'un sauté de bœuf au vin et à la cannelle avec du riz, d'un morceau de fromage et d'un morceau de gâteau au chocolat. Parfait après une bonne journée! La petite famille qui partageait ma grande table était fort sympathique!
Sans grand monde avec qui papoter, j'étais couchée vers 20h... Y a bien qu'en montagne que j'arrive à de telles prouesses!


Petit résumé  de cette randonnée :
Pont d'Espagne - Refuge du Clot - Plateau du Clot par l'ancien chemin - Lacs de l'embarrat - Lac du Pourtet - Lac Nere - Refuge Wallon
Point Culminant : 2429 m
Point le plus bas : 1496 m
Dénivelé + : 1205 m
Dénivelé - : 820 m
Durée de marche : 5h20
Demi-pension au refuge Wallon : 38€
Parking Pont d'Espagne : 5,5€/ jour et 8€ au delà de 12h